CAARUD
Réduction des risques
Un centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD)
Initialement intitulée « réduction des dommages » chez les usagers de drogues, la Réduction des Risques est désormais intégrée dans le CAARUD autorisé à fonctionner par le Comité Régional de l’Organisation Sociale et Médico-Sociale (CROSMS) le 04 octobre 2006. Actuellement, le CAARUD gère l’Equipe Mobile Santé Précarité (EMSP) et le Programme d’Echange de Seringues (PES).
Les Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) sont issus de la loi du 9 août 2004 qui visait notamment à regrouper les dispositifs de réduction des risques (boutiques, bus, automates, « sleep in ») au sein de structures uniques.
Il n’y a aucun préalable à l’accueil, anonyme et gratuit, dès lors que l’usager en fait la demande.
Il s’adresse à des personnes qui ne sont pas encore engagées dans une démarche de soins ou à celles dont les modes de consommation ou les drogues consommées exposent à des risques majeurs (infections, notamment hépatite C, accidents, etc.). Une attention particulière est portée aux usagers les plus marginalisés.
- l’accueil, l’information et le conseil personnalisé des usagers de drogues
- l’aide à l’accès aux soins (hygiène, soins de première nécessité, dépistage des infections transmissibles...)
- le soutien dans l’accès aux droits, au logement et à l’insertion ou à la réinsertion professionnelle
- la mise à disposition de matériel de prévention des infections (trousse d’injection, préservatifs, boîtes de récupération du matériel usager, jetons pour l’automate)
- l’intervention de proximité en vue d’établir un contact avec les usagers
- le développement d’actions de médiation sociale.
Equipe Mobile et Echange de seringues
En 2008, l’association a obtenu des financements pour l’embauche d’un professionnel à mi temps – permettant de repenser notre projet, et faire ainsi évoluer le CAARUD.
2 éducateurs spécialisés et un quart temps d’infirmière.
L’EMSP (Equipe Mobile Santé Précarité)
Rappel des objectifs de l’EMSP :
- La vigilance et la mise à l’abri des personnes, lorsque leur diagnostic vital est menacé ;
- Un rôle d’information, de prévention, de mise à disposition de matériel de réduction des risques à usage unique ;
- Un travail de lien et de médiation sociale : proposer une aide et un accompagnement médico-social individualisé pour des personnes en situation de précarité sociale, et de difficulté sanitaire.
Tout cela exige de travailler en partenariat avec les différents acteurs impliqués dans la prise en charge de la personne.
Ces objectifs ont été validés par les associations « Osons Nous Soigner » (ONS), « Vers un Réseau de Soins » (VRS), et le Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS), lors de la reconduction de la convention en 2005.
Les actions du CAARUD au sein de l’équipe mobile :
- Aller à la rencontre des personnes en situation de précarité et de marginalisation
- Sensibiliser les personnes aux risques socio-sanitaires inhérents à la consommation de substances psycho actives (prévention, dépistage...)
- Orienter et accompagner vers les dispositifs de soins adaptés.
Le travail de lien et la mise en confiance :
Par définition, il est difficile de quantifier la relation d’aide, les résultats de notre approche étant rarement immédiats. Pourtant, nous en remarquons l’importance au fil des années.
Dans le cadre du C.A.A.R.U.D. plus spécifiquement, il s’agit bien de laisser la possibilité aux usagers de drogues de parler de leurs consommations quand ils le souhaitent, sans exercer de pression sur la nécessité des soins. L’éducatrice constate en effet que ce long travail de lien permet à certaines personnes de s’en saisir, les usagers osant franchir la porte du CSAPA parce qu’ils connaissent le professionnel qui va les accueillir ou parce qu’ils vont être accompagnés.
Cela peut prendre des mois, voire des années pour certains usagers.
Il est donc très important de maintenir une présence, de se montrer disponible pour saisir le moment où la personne sera prête à en parler.
Si le sujet reste difficile à aborder, l’éducatrice a remarqué l’importance du maintien de lien qui s’exerce depuis quelques années à travers cet outil qu’est le travail de rue.
En effet, pour certaines personnes, 2 ans auront été nécessaires avant d’accepter de parler de leur problème de consommation et d’entamer une démarche de soins au CSAPA.
Tant que la personne trouve encore trop d’avantages à ses consommations, qui fonctionnent le plus souvent comme une automédication, un anesthésiant face aux difficultés liées à la rue, il est difficile pour elle de s’inscrire dans une démarche, d’autant plus que celle-ci sera faite de contraintes non négligeables pour une personne qui vit à la rue par exemple.
Le PES (Programme d’Echange de Seringues)
Ce programme fonctionne grâce au partenariat Ville de Blois/D.D.A.S.S./Pharmacies/Association Vers un Réseau de Soins.
La ville de Blois bénéficie d’un récupérateur de seringues usagées et d’un Totem.
Le Totem permet aux usagers de déposer leur seringue et de récupérer en échange un jeton. Avec le jeton, les usagers peuvent récupérer un kit neuf (24h/24, 7jours/7), sans passer par une pharmacie. Le Totem dispose également d’un distributeur de préservatifs.
2, rue Sainte-Anne