Dépendance se soigner
Les risques
L'addiction désigne l'asservissement d'un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l'habitude par un usage plus ou moins répété.
La toxicomanie désigne l'usage habituel et excessif, nuisible pour l'individu ou pour la société, de substances toxiques, ce qui engendre un état de dépendance psychique et/ou physique. Les addictions les plus courantes concernent des substances peu toxiques (caféine), toxiques (nicotine) ou des drogues illicites.
L'addiction à une activité est probablement liée à une libération d'endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré par cette activité, et on peut généralement la différencier du comportement obsessionnel compulsif.
La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d'une façon habituelle ou périodique, une ou plusieurs drogues susceptibles d'engendrer une accoutumance ou un état de dépendance physique et/ou psychique.
Pour de plus amples informations, vous pouvez vous référer aux adresses ci-dessous :
Vous pouvez vous procurer le livret :"Drogues et dépendance" (édition INPES) au service Prévention de ANPAA/VRS sur simple demande. Il est gratuit.
Sur le plan individuel, certains sont devenus toxicomanes :
- en raison de leurs associations avec d'autres consommateurs;
- en réaction à des événements auxquels ils n'étaient pas préparés (échecs scolaires, séparation, divorce, mortalité dans le couple parental);
- pour négocier la pression ou le stress provoqués par l'entourage, les obligations, la vie affective.
Tous les toxicomanes éprouvent des difficultés d'adaptation, mais l'immaturité affective ou sociale n'est pas de même degré et surtout, ne s'exprime pas de la même façon chez chacun.
- L'utilisation quotidienne d'une ou de plusieurs drogues;
- Les comportements déviants ou délinquants associés à un style de vie qui laisse de moins en moins de place à d'autres activités ou intérêts que ceux que sollicitent leurs besoins de consommation;
- L'isolement et les conflits multiples avec leur milieu social;
- Le désengagement face à tout ce qui les confronte ou les empêche de se maintenir sous l'effet de l'alcool ou de la drogue;
- Les sentiments d'impuissance, voire de désespoir, face à l'avenir;
- Les comportements et attitudes de retrait, sinon d'autodestruction (suicidaire).
Parmi ceux qui éprouvent de multiples difficultés d'adaptation sociale, plusieurs sont devenus toxicomanes piégés par des habitudes de consommation :
- Le joint devenu indispensable à la période de relaxation de fin de journée;
- La ligne de cocaïne devenu nécessaire à la performance amoureuse ou à la transaction commerciale;
- L'alcool pour "faire passer" l'émotion d'une bonne ou mauvaise nouvelle;
- Le somnifère ou même le joint devenu essentiel pour parvenir au sommeil;
- La consommation routinière pour fuir la solitude;
Il ne suffit pas d'arrêter de consommer pour mieux fonctionner, il faut identifier le rôle rempli par la drogue.
La réduction des risques
Les Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) sont issus de la loi du 9 août 2004 qui visait notamment à regrouper les dispositifs de réduction des risques (boutiques, bus, automates, « sleep in ») au sein de structures uniques.
Ils peuvent être portés par des structures associatives ou des établissements publics de santé, sous réserve que ces derniers gèrent également un CSAPA c’est le cas de VRS (voir rubrique prévention - CAARUD).
Qui peut être accueilli dans un CAARUD ?
Il s’adresse à des personnes qui ne sont pas encore engagées dans une démarche de soins ou à celles dont les modes de consommation ou les drogues consommées exposent à des risques majeurs (infections, notamment hépatite C, accidents, etc.). Une attention particulière est portée aux usagers les plus marginalisés.
L’article R.3121-33-1 du code de la santé publique (CSP) fixent aux CAARUD les missions suivantes :
- l’accueil, l’information et le conseil personnalisé des usagers de drogues
- l’aide à l’accès aux soins (hygiène, soins de première nécessité, dépistage des infections transmissibles...)
- le soutien dans l’accès aux droits, au logement et à l’insertion ou à la réinsertion professionnelle
- la mise à disposition de matériel de prévention des infections (trousse d’injection, préservatifs, boîtes de récupération du matériel usager, jetons pour l’automate)
- l’intervention de proximité en vue d’établir un contact avec les usagers
- le développement d’actions de médiation sociale.
Ils peuvent également participer au dispositif de veille en matière de drogues et toxicomanie, à la recherche, à la prévention et à la formation sur l’évolution des pratiques des usagers.
Se soigner
Pourquoi demander de l’aide ?
- Pour mettre fin à la souffrance engendrée par la dépendance à une ou des drogues
- Pour retrouver un équilibre de vie sans produit(s) et retrouver la sérénité
Comment rompre avec la drogue ?
- La persévérance et l’assiduité aux soins sont les conditions nécessaires à la réussite de ce projet.
- A qui demander de l’aide ?
- Il faut s’adresser à des professionnels de santé spécialisés en addictologie :
- les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)
- les hôpitaux disposant d’une équipe d’addictologie
2, rue Sainte-Anne