ANONYME ET GRATUIT, L'ANPAA 41 ET VRS GERENT DES CENTRES DE SOINS, DE PREVENTION ET D'ACCOMPAGNEMENT POUR TOUT PUBLIC AYANT DES PROBLEMES D'ADDICTION AVEC DIVERS DROGUES, ALCOOL, TABAC...

 LES DROGUES


Se soigner - La prévention - Les risques - Les différentes drogues

Les risques


L'addiction désigne l'asservissement d'un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l'habitude par un usage plus ou moins répété.

La toxicomanie désigne l'usage habituel et excessif, nuisible pour l'individu ou pour la société, de substances toxiques, ce qui engendre un état de dépendance psychique et/ou physique. Les addictions les plus courantes concernent des substances peu toxiques (caféine), toxiques (nicotine) ou des drogues illicites.

L'addiction à une activité est probablement liée à une libération d'endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré par cette activité, et on peut généralement la différencier du comportement obsessionnel compulsif.

La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d'une façon habituelle ou périodique, une ou plusieurs drogues susceptibles d'engendrer une  accoutumance ou un état de dépendance physique et/ou psychique. 


Pour de plus amples informations, vous pouvez vous référer aux adresses ci-dessous :

www.drogues.gouv.fr
www.drogues-dependance.fr

Vous pouvez vous procurer le livret :"Drogues et dépendance" (édition INPES) au service Prévention de ANPAA/VRS sur simple demande. Il est gratuit.

 

Sur le plan individuel, certains sont devenus toxicomanes :

     • en raison de leurs associations avec d'autres consommateurs;
     • en réaction à des événements auxquels ils n'étaient pas préparés  (échecs scolaires, séparation, divorce, mortalité         dans le  couple parental);
     • pour négocier la pression ou le stress provoqués par l'entourage, les obligations, la vie affective.

Tous les toxicomanes éprouvent des difficultés d'adaptation, mais l'immaturité affective ou sociale n'est pas de même degré et surtout, ne s'exprime pas de la même façon chez chacun.

     • L'utilisation quotidienne d'une ou de plusieurs drogues;
     • Les comportements déviants ou délinquants associés à un style de vie qui laisse de moins en moins de place à               d'autres  activités ou intérêts que ceux que sollicitent leurs besoins de consommation;
     • L'isolement et les conflits multiples avec leur milieu social;
     • Le désengagement face à tout ce qui les confronte ou les empêche de se maintenir sous l'effet de l'alcool ou de la         drogue;
     • Les sentiments d'impuissance, voire de désespoir, face à l'avenir;
     • Les comportements et attitudes de retrait, sinon d'autodestruction (suicidaire).

Parmi ceux qui éprouvent de multiples difficultés d'adaptation sociale, plusieurs sont devenus toxicomanes piégés par des habitudes de consommation :

     • Le joint devenu indispensable à la période de relaxation de fin de journée;
     • La ligne de cocaïne devenu nécessaire à la performance amoureuse ou à la transaction commerciale;
     • L'alcool pour "faire passer" l'émotion d'une bonne ou mauvaise nouvelle;
     • Le somnifère ou même le joint devenu essentiel pour parvenir au sommeil;
     • La consommation routinière pour fuir la solitude;

Il ne suffit pas d'arrêter de consommer pour mieux  fonctionner, il faut identifier le rôle rempli par la drogue.

Les différentes drogues


LES PRINCIPAUX PRODUITS
     Les produits les plus consommés en France sont l’alcool, le tabac et le cannabis, mais l’héroïne, la cocaïne, l’ecstasy      sont également consommés.
     Ces substances sont présentées ci-dessous :

LE CANNABIS

Le cannabis, qu'est-ce que c'est ?
     De plus en plus répandu, l'usage du cannabis concerne aussi bien les jeunes que les      moins jeunes. Quels en sont les réels dangers ?
     Le cannabis est une plante. Il se présente sous trois formes : l'herbe, le haschich et      l'huile. Le principe actif du cannabis responsable des effets psychoactifs est le THC      delta 9 (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants.
     Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit.

A quoi ça ressemble ?

    L'herbe (marijuana) : feuilles, tiges et sommités fleuries, simplement séchées. Ellese     fume  généralement mélangée à du tabac, roulée en cigarette souvent de forme     conique (le  joint, le pétard, le stick...).

Le haschich (shit) : résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante. Se     présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune     ou jaune selon les régions de production.
    Se fume généralement mélangé à du tabac : "le joint". Le haschich est fréquemment     coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la     paraffine...

L'huile : préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au     moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu.
 


LA COCAINE

Avec la cocaïne tout augmente, les consommations et les risques aussi.

Qu'est-ce que c'est, à quoi ça ressemble ?

     La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche. Elle est extraite des feuilles de cocaïer. Elle est prisée      (la ligne de coke est "sniffée"); également injectée par voie intraveineuse ou fumée.
     La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d'autres substances par les trafiquants, ce qui accroît sa      dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition.

Effets et dangers de la cocaïne

     L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une      indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que      certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.

La cocaïne provoque :

  
une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus, insuffisamment irrigués, s'appauvrissent et, par conséquent, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers;

  
des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. D'autant que la consommation de tabac, comme celle de l'alcool, est souvent augmentée lors des prises de cocaïne;

  
Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique;

  
Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation.

Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à commettre des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne en fait un produit qui risque d'engendrer des passages à l'acte. Par ailleurs, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida.

Cocaïne et dépendance
     Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une      consommationaiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement, même avec la      consommation d'une  autre substance, est très difficile.



L'ECSTASY

Pilules-performances, pilules-fêtes, potions magiques ? De plus en plus répandue dans le monde, l'ecstasy pour certains ne serait même pas une drogue.
L'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : les nouvelles drogues.

L'ecstasy, qu'est-ce que c'est ?
    L'ecstasy désigne à l'origine une molécule chimique particulière, la MDMA (3,4     méthylènedioxyméthamphétamine), responsable des effets psychoactifs.
    La composition d'un comprimé présenté comme étant de l'ecstasy est souvent     incertaine ; la molécule MDMA n'est pas toujours présente et peut être mélangée     à d'autres substances : amphétamines, analgésiques (substances qui atténuent
    ou  suppriment la douleur), hallucinogènes, anabolisants. L'ecstasy peut         également  être coupé avec de la caféine, de l'amidon, des détergents, du     savon... !


A quoi ça ressemble ?
     L'ecstasy se présente sous la forme de comprimés de couleurs et de formes      variées ornés d'un motif.
     Lorsqu'ils avalent de l'ecstasy, les usagers disent qu'ils gobent.
     L'apparition massive de l'ecstasy est notamment associée à l'émergence du      mouvement musical techno et à l'organisation de "rave parties". Aujourd'hui, ces      produits sont consommés dans d'autres lieux festifs tels que les boîtes de nuit,      les bars, etc.

Les drogues de synthèse et drogues d'aujourd'hui
     L'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : les nouvelles drogues.
     Elles sont fabriquées par synthèse dans des laboratoires clandestins, par des chimistes. Pour éviter de tomber sous le      coup de la loi, ces trafiquants créent des produits nouveaux en modifiant les molécules, d'où l'arrivée sur le marché de      nouvelles drogues.



L'HEROINE

L'héroïne, qu'est-ce que c'est ?    
     L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles      contenues dans le latex recueilli sur une plante, le pavot, qui sert également à la fabrication de l'opium.

À quoi ça ressemble ?
     L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre. Elle est la plupart du temps injectée en intraveineuse, après      dilution et chauffage. Les pratiques d'injection semblent en baisse. L'héroïne est également sniffée et fumée.

Effets et dangers de l'héroïne
     L'héroïne provoque l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et      comme antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance, un besoin      d'oubli.
     L'effet immédiat de l'héroïne est de type "orgasmique". C'est le "flash". Il est suivi d'une sensation d'euphorie puis de      somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d'un ralentissement du rythme cardiaque.
     En cas d'usage répété, le plaisir intense des premières consommations ne dure en général que quelques semaines.      Cette phase peut être suivie d'un besoin d'augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises. La place      accordée à cette consommation est telle qu'elle modifie la vie quotidienne de l'usager.
     Des troubles apparaissent, dont l'anorexie et l'insomnie. La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des      cas. L'héroïnomane est ballotté entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et      des états de manque qui provoquent anxiété, agitation... La dépendance à l'héroïne entraîne des risques sociaux      importants. Elle enclenche un processus de marginalisation chez certains usagers. La surdose ou overdose de      l'héroïne peut provoquer une insuffisance respiratoire entraînant une perte de connaissance et éventuellement la      mort.
     L'injection entraîne des risques d'infection (notamment par les virus du sida et des hépatites B et C) si l'usager ne se      sert pas d'un matériel d'injection stérile, à usage unique.

Gestes d'urgence :
Tenir éveillée la personne encore consciente en attendant les secours du Samu ou des pompiers. En cas d'inconscience, pratiquer les gestes de secourisme (position latérale de sécurité, réanimation cardio-pulmonaire éventuellement).



LES HALLUCINOGENES

Autres noms : champignons, lsd
     Le terme «hallucinogène» s'applique à toute drogue qui altère radicalement      l'état mental, avec distorsion de la réalité et qui, à fortes doses,  fait      halluciner, c'est-à-dire qui font voir ou entendre des choses qui n'existent pas      en réalité. Ces drogues, aussi appelées psychédéliques, ont une action      puissante sur l'esprit. Les principaux hallucinogènes connus sont le LSD et la      psilocybine (extraite du champignon magique).

Effets généraux : Désorientation, euphorie, hallucinations, troubles émotifs et de l'humeur, élocution rapide et insensée



Signes distinctifs :


  

Pupilles dilatées, transpiration accrue;

  

Modification de l'humeur et de la perception (les couleurs semblent plus vives, les objets semblent plus définis ou déformés);

  

Changements possibles dans la perception du temps et de la distance

  

Sensation de légèreté, de pesanteur ou de difformité. Difficulté de concentration.

  

Perte de mémoire à court terme.

  

Sautes d'humeur extrêmes, y compris la joie, le désespoir, la dépression, l'anxiété, le terreur, l'agressivité. 


Si on en consomme trop: Retour temporaire des effets (flash back), peurs incontrôlées, mort par surdose.

Effets à court terme:
     Les effets d'un hallucinogène et la réaction de l'usager diffèrent de façon significative selon les individus et peuvent      varier de l'euphorie à la terreur. Au cours de chaque épisode d'hallucinations, l'usager aura probablement diverses      réactions psychiques ou émotionnelles.
     À faible dose, les hallucinogènes produisent toute une gamme d'effets qui varient selon les caractéristiques de chaque      drogue et la sensibilité du consommateur.  Les usagers d'une même drogue peuvent avoir des réactions très      différentes d'une fois à l'autre, trouvant parfois l'expérience agréable, et parfois perturbatrice et menaçante.

Effets secondaires à long terme:


  

Perte de motivation et d'intérêt,

  

Dépression et anxiété prolongées.

  

Le "high" du LSD peut réapparaître des jours, des semaines et même des mois plus tard (flashbacks).

  

La consommation de cette drogue pendant la grossesse peut être reliée à une augmentation de la fréquence des avortements spontanés ou des anomalies chez le nouveau-né.

DÉPENDANCE
     L'usage régulier de certains hallucinogènes tels que le LSD, la mescaline et la psilocybine induit une accoutumance en      quelques jours. Ce qui signifie que l'usager devient pratiquement insensible aux effets, même à dose massive. Le      consommateur retrouve habituellement une sensibilité normale après plusieurs jours consécutifs d'abstinence. À long      terme,  une tolérance se développe à l'égard du produit et des hallucinogènes en général. Plus on en prendra, moins      on  en ressentira les effets… Ce qui peut inciter à augmenter encore les doses.
     L'usage des hallucinogènes  suscite rarement une dépendance psychologique. De plus, les hallucinogènes ne      semblent pas causer de dépendance physique quoiqu'un usage chronique peut entraîner des troubles de la mémoire      et un changement de la personnalité de l'usager.
     L'usage de certains hallucinogènes (LSD ou champignons) produit parfois des «flash-back», c'est-à-dire que la      personne revit indéfiniment des épisodes d'hallucinations auditives ou visuelles.
     Ces flash-back,  qui se déclenchent involontairement à la suite d'une fatigue intense, d'un stress important ou,      inversement, lors de moments de détente, peuvent persister pendant de nombreuses années et causent parfois une      anxiété ou une dépression  qu'il est nécessaire de traiter par médication.


Le L S D

Propriétés: Hallucinogène


Description
     Le LSD, à l'état pur, est une poudre cristallisée blanche et inodore. Il est généralement vendu dans la rue sous forme      de gouttes de couleur sur du papier buvard ou des feuilles de gélatine,  ou  mélangé à d'autres substances tel que le      sucre.  

     Compte tenu que  le LSD est fabriqué dans des laboratoires clandestins, chaque dose peut avoir une concentration      différente impossible à préciser. Les usagers le prennent habituellement par voie orale, mais peuvent aussi l'inhaler      ou se l'injecter.

     Suivant une sensation d'euphorie et de vertige, le LSD  modifie les perceptions visuelles, auditives et tactiles. Ces      effets commencent environ 30 minutes après l'ingestion de la dose et peuvent durer de 5 à 8 heures.  Des évolutions      dépressives ou exaltantes peuvent se manifester jusqu'à 12 heures. 

EFFETS À COURT TERME
     Parmi les effets physiques, on trouve une augmentation de la tension artérielle, la dilatation des pupilles et      l'accélération du rythme cardiaque. On observe aussi fréquemment une faiblesse musculaire, des tremblements, des      nausées, des frissons et une hyperventilation.
     Cette drogue est surtout utilisée pour ses effets sur la perception, la pensée et l'humeur. Sensation agréable chez      certains, d'état de panique chez les autres: "... une très forte intensification des couleurs, des bruits et des odeurs. Il      a des hallucinations colorées, les couleurs se transforment en sons et les sons en saveurs. Les objets, les murs, les      sols, les personnes alentour sont distordues et semblent onduler ou courir. L'image qu'on a de soi se bouleverse, les      membres se séparent du tronc, le corps flotte, si on se regarde dans un miroir, on peut voir sa face éclatée."

  

Perte de contact avec la réalité;

  

Hallucinations, illusions;

  

Sensation de lourdeur à la tête, aux membres, au corps et crampes au niveau des jambes;

  

Sensation de froid et perte de sensibilité dans les mains;

  

Accroissement des joies et des peines;

anpaa  

Pleurs, frayeurs et/ou éclats de rire;

  

Augmentation du rythme cardiaque.

EFFETS À LONG TERME
     Perte de motivation et d'intérêt, dépression et anxiété prolongées. L'effet du LSD peut surgir spontanément des jours,      des semaines et même des mois après la consommation (flash-back) ;
     Selon les statistiques, aucun décès n'est directement attribué aux effets pharmacologiques du LSD mais on a signalé      certains décès attribuables au suicide et aux accidents associés au LSD.
     La consommation de cette drogue pendant la grossesse peut être reliée à une augmentation de la fréquence des      avortements spontanés ou des anomalies chez le nouveau né.

Statistiques Réalisé par CCS