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 LE TABAC

Le tabac - La prévention - La dépendance - Les solutions

La dépendance au tabac

Pourquoi est-il si difficile d’arrêter de fumer ?
La cigarette est une source de nombreux plaisirs et les fumeurs peuvent en devenir dépendants.

Il existe au moins trois types de dépendance au tabac :

1. La dépendance environnementale ou comportementale
    Elle dépend de la pression sociale et conviviale. Le tabac est en effet     associé à des circonstances, à des personnes et à des lieux qui     suscitent l'envie de fumer. Quand on envisage d’arrêter de fumer, il     est donc important de réfléchir à ce que l’on pourrait faire dans ces     circonstances pour pallier l'envie de fumer ou éviter ces situations au     moins au début.

2. La dépendance psychologique
    Quand on est fumeur, la cigarette est un moyen de se faire plaisir, de     gérer son stress ou son anxiété, de surmonter ses émotions, de se     stimuler, de se concentrer, etc. Cette dépendance est liée aux effets     psychoactifs de la nicotine qui procure plaisir, détente, stimulation     ntellectuelle, action anxiolytique, antidépressive et coupe-faim. Cette     dépendance peut apparaître peu de temps après les premières     cigarettes fumées et varie considérablement d’un fumeur à l’autre.

 

3. La dépendance physique
    Elle est due essentiellement à la présence de nicotine dans le tabac. Elle se traduit par une sensation de manque. Les     substituts nicotiniques peuvent être utiles pour la surmonter : ils fournissent au corps une quantité de nicotine     suffisante pour combler le besoin de tabac. Avec une dose adaptée à son tabagisme, le fumeur ne souffre plus de     manque et la dépendance physique disparaît progressivement. Les gommes à mâcher, les comprimés à faire fondre     sous la langue, les inhaleurs ou les timbres à la nicotine sont vendus en pharmacie sans prescription médicale.
   
Seule une prise en compte conjointe des trois types de dépendances permet aux plus dépendants d’arrêter de fumer.

Comment savoir si l’on est dépendant physiquement à la nicotine ?
    Le test de Fagerström, validé par l’ensemble des experts internationaux, permet de faire le point avec sa dépendance     physique en six questions portant sur la quantité de cigarettes que l’on fume, le laps de temps qui s’écoule entre le     réveil du matin et la première cigarette, la difficulté que l’on a à s’abstenir de fumer lorsqu’on est malade ou dans les     zones non-fumeurs.

Qu’est-ce que le syndrome de manque ?
    Le syndrome de manque est dû à la baisse brutale de la quantité de nicotine dans l’organisme par rapport à un seuil     auquel le fumeur s’était habitué. Le manque de nicotine est perçu par le fumeur comme désagréable, voire dans     certains cas insupportable.

Il peut se manifester par :
    • Des pulsions fortes à fumer.
    • Une irritabilité, de la nervosité, de l’agitation, de l’anxiété.
    • Des perturbations du sommeil.
    • Une humeur dépressive.
    • Des troubles de la concentration intellectuelle, de même qu’une augmentation de l’appétit ou une constipation.
Tous ces troubles sont les principales causes des difficultés et des échecs à court terme.

Combien de temps dure le syndrome de manque ?
    Une pulsion à fumer peut être forte et fréquente, mais elle ne dure jamais longtemps. Elle disparaît généralement au     bout de quelques. Dans une démarche d’arrêt, ces pulsions à fumer diminuent progressivement, à la fois en fréquence     et en intensité, pour disparaître en quelques semaines. Avec le temps, l’arrêt du tabagisme devient de plus en plus     facile.
    Rapidement, les pulsions vont faire place à des envies moins fortes, moins violentes, qui sont moins des symptômes de     manque que le souhait de prendre une cigarette, souvent déclenché par une situation particulière ou un     environnement fumeur, convivial ou stressant.

    Enfin, après quelques mois d’arrêt, les choses s’améliorent. De nouvelles habitudes se consolident. On se sent de     mieux en mieux. Les envies de cigarettes vont disparaître et être remplacées par des pensées, sorte de souvenir     nostalgique du plaisir que l’on prenait à fumer. Comme l’évocation d’un moment plaisant vécu des années auparavant,     la pensée d’une cigarette va disparaître d’elle-même, sans effort.

Les solutions pour arrêter de fumer


Vers qui s’orienter pour arrêter de fumer ?
    Un fumeur sur deux environ peut arrêter sans aide.
    Les fumeurs qui ne parviennent pas à le faire seuls peuvent se faire aider par leur médecin, leur pharmacien ou un     tabacologue. Il existe en France près de 400 consultations de tabacologie à l’hôpital ou dans des cabinets de médecins     ayant un diplôme interuniversitaire de tabacologie. Il existe également des infirmières et des psychologues     tabacologues. Avec un bon traitement de la dépendance physique et une aide adaptée permettant de modifier leurs     comportements et habitudes, les fumeurs disposent aujourd’hui de moyens efficaces pour arrêter de fumer.

Existe-t-il d’autres techniques efficaces ?
    Il n’existe pas de méthode unique ni de traitement universel. Tous les fumeurs sont différents les uns des autres. Le     meilleur traitement est donc celui qui est personnalisé et tient compte de la dépendance et des habitudes de chacun.     Certaines techniques n’ont fait preuve ni de leur efficacité, ni de leur inefficacité dans l’aide à l’arrêt du tabac.
    Il s’agit de l’acupuncture, de la mésothérapie, de l’homéopathie et de l’hypnose. Des aides complémentaires comme la     relaxation, certains médicaments contre l’anxiété, l’utilisation de certaines plantes relaxantes peuvent soutenir certains     fumeurs dans leur démarche. Enfin, il existe actuellement tout un ensemble de « méthodes » sans fondement     scientifique. Certaines d’entre elles sont de véritables arnaques.

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